"Quand les temps s’assombrissent, nous brillons plus fort"

Partout en Europe et dans le monde, l’extrême droite progresse. Les droits LGBTQIA+ sont en recul, des Prides sont interdites ou menacées. En Hongrie, le gouvernement a tenté de restreindre la Pride de Budapest. Au Royaume-Uni, des décisions judiciaires récentes ont relancé des débats sur la définition légale du sexe et ses conséquences pour les femmes trans. Aux États-Unis, des interdictions de soins d’affirmation de genre et des mesures d’exclusion systématique visent directement les personnes trans.

De manière générale, depuis quelques années, les discours de haine sexistes et anti-LGBTQIA+ se sont multipliés en ligne, portés par des sphères masculinistes viscéralement opposées à l’égalité des genres et considérant souvent la diversité de genre et d’orientation sexuelle comme une menace. Lorsque des drapeaux disparaissent et que la haine devient politique, la communauté répond par la visibilité, la solidarité et la résistance.

Les discours de haine et les violences augmentent dans l’espace public, sur les réseaux sociaux et dans les débats politiques, y compris chez nous, en Belgique. Trop de personnes LGBTQIA+ se sentent encore en insécurité, notamment dans la rue, à l’école et dans les clubs sportifs. Les personnes trans, intersexes et les réfugié·es LGBTQIA+ sont attaqué·es et déshumanisé·es en Belgique comme ailleurs dans le monde.

  

Les droits inscrits dans la loi ne suffisent pas si les mentalités ne changent pas

Depuis trente ans, la Brussels Pride incarne la lutte, la résilience et le progrès. En tant que capitale de la Belgique et de l’Europe, Bruxelles a la responsabilité de continuer à avancer vers plus d’égalité. Elle doit lutter contre les discriminations multiples et intersectionnelles. Notre Constitution et nos lois doivent être adaptées pour combattre les discours de haine en ligne et sur tous les médias (la haine n’est pas une opinion). Bruxelles doit réaffirmer clairement la nécessité de protéger toutes les personnes LGBTQIA+, qu’elles soient visibles ou invisibilisées. Elle doit enfin soutenir, développer et faire respecter les conventions internationales des droits humains.

Depuis 30 ans, la Brussels Pride met en lumière les personnes invisibilisées. Iels revendiquent le droit à la sécurité, à la santé, à la famille, à la protection, ainsi que l’avancée des droits pour tous·tes.

 

  

"Quand les temps s’assombrissent, nous brillons plus fort, plus fier·es, plus uni·es et plus visibles. Nous devenons inarrêtables."